Je m’appelle Florent, et depuis que j’accompagne des personnes ici en Haute-Savoie, je vois souvent ce même point de départ : une question qui arrive comme un murmure ou comme un cri intérieur – Qui suis-je vraiment ?
Elle ne se pose pas toujours avec des mots clairs. Parfois c’est après une rupture qui laisse un vide immense, un travail qui épuise sans nourrir, ou simplement un matin où l’on se regarde dans le miroir et où l’on se sent… absent de soi-même. Pour moi, cette question a été le fil qui m’a traversé pendant des années : j’ai exploré des chemins extérieurs – voyages, engagements, rôles sociaux – avant de comprendre que la réponse la plus vraie se trouve dans l’arrêt, dans l’écoute sans filtre de ce qui est déjà là.
Dans mes accompagnements, je propose deux approches distinctes qui se complètent sans se confondre. D’un côté, les massages intuitifs : un toucher bienveillant qui permet au corps de relâcher les tensions, les mémoires émotionnelles, les blocages accumulés. C’est une pratique sensorielle, non verbale, où le langage est celui de la peau et du souffle. De l’autre, le Jeu de la Connaissance de Soi : un jeu de cartes physiques que j’ai créé, avec chaque carte portant une question précise – un questionnaire ciblé pour éclairer un aspect de soi. Il y a 234 questions dans la version adulte, chacune conçue pour inviter à une réflexion honnête : sur nos peurs, nos désirs profonds, nos mécanismes de protection, nos élans authentiques. On tire une carte (ou plusieurs), on lit la question, on y répond intérieurement ou à voix haute, seul ou en groupe. C’est ludique, introspectif, et ça révèle souvent des vérités qu’on sentait sans oser les formuler. Pas de magie ou d’interprétation ésotérique : juste des questions qui ouvrent des portes intérieures. Les massages libèrent le corps ; le Jeu éclaire la conscience. Tu peux les explorer séparément ou les combiner pour un chemin plus complet.
Pourquoi cette question nous remue au plus profond ?
On nous demande partout de nous définir : « Qu’est-ce que tu fais ? », « Qui es-tu dans la vie ? », « Quel est ton rôle ? ». Ces définitions sont utiles, mais elles deviennent des cages quand elles remplacent le contact direct avec soi. On construit une identité faite de diplômes, de relations, de réussites ou d’échecs, et un jour on se réveille en se demandant : « Mais moi, au fond, qui suis-je sans tout ça ? »
Quand je pose cette question – à moi ou avec quelqu’un – les étapes sont presque toujours les mêmes :
- Le mental répond en urgence : liste de rôles, de qualités, de défauts. C’est confortable, connu.
- Puis l’inconfort monte : « Et si j’enlève les rôles ? Et si je ne suis pas ce que je croyais ? Peur du vide, peur d’être trop grand ou trop petit. »
- Et si on reste avec la question, sans fuir, un espace apparaît. Pas un néant froid, mais une présence vivante, silencieuse, où l’on n’a plus besoin de se justifier. Juste être.
J’ai vécu cet espace un soir seul dans la nature, après avoir tout arrêté : plus de course, plus de recherche. C’est là que ces mots sont venus :
Poème : Qui suis-je ?
Je courais, criais et roulais sans jamais savoir
Que toujours là tu étais
Mon enfance te découvrait sans jamais te connaître
Mon adolescence te fuyait sans jamais t’oublier
Mon âge adulte te cherchait sans jamais te trouver
Et aujourd’hui, je m’arrête.
Je cesse de courir, de crier, de rouler.
Dans le silence, je t’entends enfin :
Tu es là, depuis toujours.
Tu es le témoin silencieux,
Le souffle qui observe,
La présence qui n’a pas besoin de nom.
Qui suis-je ?
Je suis cet instant où je cesse de chercher,
Et où tout simplement… je suis.
Ces lignes me rappellent que la réponse n’est pas une phrase à apprendre, mais une expérience à vivre.
Ma méditation guidée « Qui suis-je ? » – Simple et puissante
Elle dure 15 à 25 minutes. Trouve un endroit calme – un coin de forêt, face aux montagnes, ou juste chez toi. Assieds-toi ou allonge-toi, ferme les yeux, laisse ton corps s’installer.
- Ancrage (3-4 min)
Sens le contact avec le sol ou le support. Imagine des racines qui descendent dans la terre. Respire : inspire 4 temps, retiens 2, expire 6. À chaque expiration : « Je suis ici, dans ce corps vivant, dans cet instant. » - Observation du mental (4-5 min)
Laisse les pensées venir : planning, doutes, souvenirs. Regarde-les passer sans t’y accrocher. Puis demande doucement : « Qui observe ces pensées ? » Un petit espace se crée derrière le flux. - Descente dans le corps (5-6 min)
Balaye du crâne aux pieds : sensations de chaleur, de froid, de tension, de légèreté. À chaque zone : « Qui ressent cela ? » Une émotion peut surgir – laisse-la être, sans analyser. - La question centrale (6-10 min)
Inspiration : « Qui… » Expiration : « …suis-je ? » Répète lentement, sans forcer une réponse. Si le mental intervient, reviens gentiment à la question nue. Souvent, un silence vaste s’installe, doux, plein de présence. Des insights peuvent apparaître : une image, une sensation, une vérité simple. - Intégration (3-4 min)
Reviens au souffle, bouge doucement, ouvre les yeux. Note ce qui reste : un mot, un ressenti, une envie.
Variantes selon le moment :
- En marchant : un pas = une partie de la question.
- Face à un miroir : regarde-toi et répète-la.
- Version courte (5 min) : ancrage + question répétée 30 fois.
Obstacles courants :
- Agitation mentale → Normal, reviens sans te juger.
- « Rien ne se passe » → Le rien est déjà une réponse : espace pur.
- Émotions fortes → Accueille-les ; elles passent.
- Distraction → Reviens, c’est la pratique elle-même.
Avec la régularité, ça change : plus de clarté, moins de rumination, des choix qui sonnent juste.
Les transformations que j’observe
- Stress qui diminue : on sort du besoin constant de « être quelqu’un ».
- Relations plus authentiques : on exprime mieux ses besoins.
- Créativité libérée : fini les blocages par auto-jugement.
- Lien renforcé avec la nature : les montagnes nous rappellent qu’on fait partie d’un tout plus grand.
Une personne que j’ai accompagnée a utilisé cette méditation en complément du Jeu : une carte posait « Qu’est-ce que tu caches par peur d’être jugé ? ». La question a ouvert une porte ; la méditation a permis d’y rester sans fuir. Résultat : une libération émotionnelle profonde, suivie d’un changement de vie aligné.
Intégrer ça au quotidien
- Matin : 10 min avant le reste.
- Pause nature : pose la question en regardant le paysage.
- Soir : revue douce de la journée.
- Avec le Jeu : après une question qui touche, fais la méditation pour approfondir.
Si tu veux aller plus loin, explore le Jeu de la Connaissance de Soi – tire une carte, laisse la question travailler en toi – ou offre-toi un massage intuitif pour que le corps intègre ce que la conscience découvre. Tu trouveras plus d’infos sur ces pratiques dans les sections dédiées.
Et toi ? Quand tu poses « Qui suis-je ? » maintenant, qu’est-ce qui vibre ? Prends le temps d’écouter. C’est déjà le début.
Florent – Au Cœur de l’Être

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